La militante saoudienne Loujain Al Hathloul libérée

La militante pour les droits des femmes Loudjain Al Hathloul libérée

 

 

 

Rappelons que le Comité des droits de la femme de l’ONU avait demandé début novembre dernier « la libération immédiate » de la militante Loujain Al-Hathloul, en grève de la faim depuis le 26 octobre.

Alarmé par la détérioration de son état, le Comité avait appelé, Dans un communiqué, à la libération immédiate d’Al Hathloul et de toutes les autres militantes de la cause des femmes en détention.

Grève de la faim

Loujain al-Hathloul avait entamé sa grève de la faim le 26 octobre et la détérioration de son état de santé est « profondément alarmante », selon ces experts.

Dans ce contexte, le Comité avait appelé le roi Salmane d’Arabie saoudite à utiliser ses prérogatives pour permettre sa libération.

Le Comité s’est dit « sérieusement préoccupé par les informations récentes concernant les conditions de la détention prolongée de Mme Al Hathloul ».

L’organe composé d’experts indépendants dénonce le fait qu’elle n’est pas autorisée à avoir des contacts réguliers avec sa famille.

Loujain Al Hathloul militait pour conduire !

Agée de 31 ans, Loujain Al Hathloul a longtemps milité pour le droit des Saoudiennes à conduire et pour la fin de la tutelle mettant la femme à la merci totale de l’homme.

Elle a été arrêtée avec d’autres militantes en mai 2018, peu avant la levée de l’interdiction de conduire faite aux Saoudiennes.

Loujain Al Hathloul a rencontré le Comité de l’ONU en février 2018 pour partager ses observations sur la situation des droits des femmes en Arabie Saoudite.

Des raisons de sécurité

« Trois mois après cette réunion, elle a été arrêtée et est depuis détenue pour des raisons de sécurité nationale ».

Et ce, « en partie en raison de son engagement avec le Comité, selon les accusations portées contre elle », a indiqué l’organe de l’ONU.

« Les défenseurs des droits de l’homme ont le droit de communiquer avec l’ONU, et ils doivent le faire sans crainte ni représailles d’aucune sorte », ont pointé les experts.

Ils expliquent également que Ryad avait assuré en février au Comité que le procès de Loujain Al Hathloul aurait lieu en mars, mais ils soulignent que l’audience a été reportée à plusieurs reprises depuis.

La famille de Loujan Al Hathloul affirme que celle-ci a été victime, en détention, de harcèlement sexuel et de torture.